Les sites protégés de Loire-Atlantique
Un patrimoine écologique à préserver
En Loire-Atlantique, La Vélidéale vous fait d’abord découvrir trois Espaces Naturels Sensibles que le Département protège au quotidien. Puis ce sont deux sites Natura 2000 qui s’offrent à vous avant d’arriver aux portes d’un Parc naturel régional.
Les poumons verts de la Loire-Atlantique
À côté de Clisson, trois Espaces Naturels Sensibles se succèdent sur les coteaux de la Sèvre nantaise : à Gorges, le site du moulin d’Angreviers, aménagé en gîte à chiroptères offre un intérêt patrimonial et écologique. Le bois de Buis, parc délaissé pendant plus de 50 ans, a vu sa végétation se développer et transformer le site en boisement où l’on peut observer pic noir, bécasse des bois, chouette hulotte, etc.
La Garenne de la Moine à Gétigné, quant à elle, combine plusieurs milieux naturels riches en biodiversité sur un petit espace : les milieux humides et aquatiques avec les berges de la Moine, le milieu forestier sur le coteau et la prairie remarquable.
Le lac de Grand-Lieu, le plus grand lac de plaine de France (en hiver)
À une quinzaine de kilomètres au sud de Nantes, le lac de Grand-Lieu s’étend, selon les saisons, sur une superficie allant de 3 500 à 6 000 hectares. Classée Natura 2000, cette zone humide exceptionnelle est un haut lieu de passage des oiseaux migrateurs et joue un rôle important dans la reproduction des canards souchets, de la sarcelle d’hiver et du fuligule milouin.
En été, alors que l’eau est au plus bas, on peut y voir se développer sur sa surface des herbiers flottants, constitués de larges étendues de nénuphars et de châtaignes d’eau qui n’ont pas d’équivalent en Europe de l’Ouest.
Le lac ne se laisse pas approcher facilement et pour le voir, mieux vaut se rendre sur l’une des quatre fenêtres offrant un accès aux rives du lac et bénéficiant d’aménagements réalisés par le Département ou bien à la Maison du lac de Grand-Lieu à Bouaye, qui permet de profiter d’un panorama unique sur le lac et ses habitants ailés.
La Brière, un espace protégé entre terre, mer et estuaire
En poursuivant votre chemin, vous arriverez en Brière. Avec ses 54 800 hectares, c’est une des plus grandes zones humides de France. Le Parc Naturel Régional de Brière est composé au nord-ouest de marais d’eau saumâtre, résultat du mélange de l’eau douce du fleuve côtier du Mès et de celle de l’océan Atlantique. À l’est et au centre, se trouvent les marais d’eau douce à saumâtre, alimentés par le bassin versant du Brivet et se rejetant dans l’estuaire de la Loire. Aujourd’hui, les vannages présents aux exutoires des canaux permettent, en période de hautes eaux, de protéger des remontées marines les marais parsemés d’îles où se regroupent les hameaux entourés de parcelles agricoles et pastorales. En période estivale, l’ouverture des vannages permet de réalimenter une partie de ces marais par l’estuaire de la Loire pour compenser l’asséchement.
C’est à partir de ses canaux qu’il faut découvrir la Brière, en chaland, au ras de l’eau, dans les hautes herbes, pour mieux apprécier cet espace naturel unique et extraordinaire où se côtoient pâturages et roselières qui hébergent une flore et une faune riche : Grande douve, Gorgebleue à miroir de Nantes, Guifette noire, Barge à queue noire, Loutre d'Europe.
L’estuaire de la Loire, haut lieu de biodiversité
Autre site classé Natura 2000, l’estuaire de la Loire est une zone humide qui s’étend de part et d’autre du fleuve, sur une cinquantaine de kilomètres entre Nantes et l’océan Atlantique. Vous longerez le long de La Vélidéale sa mosaïque de milieux (roselières, prairies humides et anciennes îles de Loire) qui en fait une halte migratoire et un lieu d’hivernage apprécié par de nombreux oiseaux. Vous croiserez également sur le trajet les œuvres d’art contemporaines du parcours Estuaire, qui s’exposent toute l’année sur les bords de la Loire. Parmi elles, la célèbre Villa Cheminée qui domine l’estuaire et dans laquelle on peut même dormir !


